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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 18:31

Le 20 Juillet 2017, un «décret d’avance» a été publié dans l’indifférence générale, localement l’attention des élus se focalisait sur la suppression de la taxe d’habitation. Ce décret prévoit l’annulation des crédits de paiement des dotations en faveur de l’investissement des collectivités locales. Cette décision gomme 20% des crédits alloués à la Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux (DETR), à la Dotation de Soutien à l’Investissement (DSI) et à la Dotation Politique de la Ville (DPV).

Ce coup de rabot budgétaire, me semble-t-il, oppose la France périphérique à prédominance rurale à la France des grandes métropoles qui fait tourner l’économie.

Notre commune d’Etaples, bénéficiaire de la Dotation Politique de la Ville, est aux premières loges. Elle subira les méfaits de cette décision autoritaire. La cité des pêcheurs n’est pas la seule concernée, la DPV concerne 1515 quartiers, les plus pauvres de France. Ce dispositif permet le financement de projets associatifs.

La majorité nationale s’est empressée de mettre en évidence l’insincérité budgétaire du gouvernement précédent. Mais, aujourd’hui, il est permis de douter sur la sincérité des engagements de l’exécutif développés lors de la conférence nationale des territoires. Dans un pays qui va mal, ces décisions unilatérales ne permettront pas de renouer avec la confiance dans l’action politique.

La multiplicité des réformes risque d’accentuer la fracture territoriale. En effet, le rabotage «de la politique des territoires» va affecter les budgets d’investissement des collectivités territoriales.

La conférence nationale des territoires se limite-t-elle en un simple lieu de bavardage ?

Le renouveau des pratiques politiques clamé par la majorité présidentielle ne serait-il que le reflet d'une illusion?

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jean-pierre antoine
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