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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 15:42

 

 L’Ancre Marine :

Dans l’écriture hiéroglyphique égyptienne (hiéroglyphes), le mot ancre ne figure pas. Pour les Egyptiens, le mouillage était considéré comme un retour à la maison qui symbolisait la mort.

‘’Mouillées’’ aux entrées d’Etaples, Les ancres marines sont les marques prémonitoires de la décadence des activités portuaires et maritimes de la commune.

 

      

                  

L’ancre symbole du christianisme primitif ;

Dès le 1er siècle, l’ancre symbolise la prééminence de Rome et du Pape à la tête de l’église.   

Le symbole de l’ancre est l'une des plus anciennes inscriptions chrétiennes, elle représente le salut.  Dès le IIème siècle, L’ancre est représentée dans les catacombes. Au IIIème siècle après Jésus Christ, Il apparait sur une Stèle funéraire découverte dans les environs de la nécropole du Vatican.  

Dans l’Epître aux Hébreux (6 :19), Saint Paul mentionne l’ancre comme symbole de l’Espérance, de la fermeté et de la conscience : « Cette espérance, nous la gardons comme l'ancre solide et ferme de notre âme ; elle pénètre jusqu'au dedans du voile. »

 

L’ancre apparaux indispensable des navires ;

L’ancre fait partie des apparaux du bord indispensables aux navires. Elle demeure le moyen mécanique qui permet l’ancrage d’un navire dans une baie, un fleuve, une rade ou en mer… Les premières sources iconographiques de ce type de mouillage proviennent de la navigation sur le Nil. 

 

Dans les eaux de faible profondeur, l’enfoncement d’une perche dans le lit du fleuve permet de maintenir le bateau. L’opération de mouillage se complique dans les eaux profondes, l’ingéniosité des marins Egyptiens et Phéniciens a permis d’immerger une grosse pierre retenue par un cordage. Ces ancres primitives ont une forme allongée ou pyramidale percée d’un trou pour attacher le cordage.

Les Grecs et les Romains améliorent la résistance à la traction sur le fond par l’utilisation d’une longue pierre de section carrée percée d’un trou à une extrémité pour l’amarrage du cordage. A l’autre extrémité, deux trous percés à angle droit permettent d’introduire des courtes branches.            

 

L’évolution de l’ancre antique aboutit, vers 600 avant Jésus Christ, à l’ébauche d’un grappin en métal à une seule patte. 

 

Au 18ème siècle, la qualité l’acier s’améliore. Ce progrès révolutionne la fabrication de l’ancre, il permet d’améliorer la résistance à la rupture des bras et des becs. En 1770, les ancres à jas de fer détrônent les ancres à jas de bois.  

 

 L’ancre est constituée de trois parties perpendiculaires chacune aux deux autres. La verge se raccorde par un collet aux deux bras qui constituent la seconde partie. Puis le jas, troisième élément de l’ancre, est une pièce mobile qui traverse la verge. Le jas permet d’assurer la prise des bras dans le sol, en particulier lorsque celui-ci est composé de roches ou tapissé d’algues.  

A l’extrémité de la verge, opposée aux bras, se situe l’organeau ou une manille qui permet de relier l’ancre à la chaine de mouillage ou à une haussière (gros cordage) fixée sur le bateau.  

 

                       

           

 

 

En 1821, l’anglais Hawkins met au point l’ancre d’écubier à pattes, modifiée entre 1872 et 1887 par les anglais C. et A. Martin, S. Baxter et W.Q.Byers. En 1933, l’anglais G.I. Taylor met au point l’ancre-charrue dont le pouvoir accrochant est deux fois plus important que celui de l’ancre classique.

 

 

En 1855, L’ancre Marrel nait dans l'atelier de forge de François Marrel, à St Martin la Plaine (département de la Loire). Elle est articulée et de faible encombrement, elle remplace les ancres à jas sur les chalutiers modernes. Aujourd’hui, les ancres ne sont utilisées que très rarement.

     

  L’ancre marine moderne est, toujours, un poids fixé au bout d’une haussière ou une chaîne qu’on laisse tomber au fond de l’eau afin d’empêcher un bateau de dériver. Elles peuvent être permanentes ou temporaires.

Les ancres temporaires sont embarquées à bord du bateau et permettent un ancrage provisoire. Elles sont remontées à bord lorsque le mouillage est terminé. Les ancres permanentes restent au fond de la mer, elles sont employées pour maintenir de façon permanente un objet flottant comme un feu ou une bouée de repérage.

 

L’ancre, symbole ancestral ;

L’ancre demeure l’attribut du dur métier des « travailleurs de la mer » et l’allégorie, depuis 1831, des 226 marins étaplois péris en mer dont les noms sont gravés dans le marbre du calvaire des marins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jean-pierre antoine
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