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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 16:35

Le conseil communautaire Mer et Terres d’Opale s’est réuni, le lundi 07 Mars 2016, au palais de congrès du Touquet.

L’ordre du jour se limitait essentiellement au débat d’orientation budgétaire. Une heure d’histoire, avec comme impression pour cet ultime DOB de la CCMTO, le sentiment d’un grand vide, bref, rien de nouveau sous le soleil.

D’année en année, la situation financière de la CCMTO se tend. Le contexte est d’autant plus difficile que les marges de manœuvre se resserrent. Il apparait clairement que le vote du budget primitif sera reporté au dernier moment afin de procéder à des ajustements en fonction du montant de la dotation de fonctionnement.

En outre, il semble que l’attention du Président soit focalisée sur la future agglomération au détriment de tout autre projet et qu’il se limite à la préparation d’un budget de transition.

L’élargissement du périmètre d’agglomération de l’intercommunalité pose question. Cet agrandissement pourrait freiner l’essor des mutualisations des structures mais aussi du fait du contexte financier contraint. La dotation de solidarité communautaire risque fort de disparaitre au profit d’un fond de relance de l’investissement.

Les projets communautaires pour l’année 2016 sont nombreux, aucun n’a été chiffré.

Opalopolis, comme toujours, figure en tête de liste. Les terrains ne sont toujours pas commercialisables, la CCMTO envisage la construction d’un atelier relai, divisible et permettant d’y installer quatre entreprises… Un peu plus tard, le président demandera l’autorisation de signer le permis d’aménager modificatif du parc Opalopolis. Par rapport au permis d’origine les modifications sont majeures, Il existe de forte probabilité que ce permis modificatif soit entaché d’un vice de forme…

Le pôle gare Etaples/Le Touquet, L’année 2016 devrait permettre de finaliser les démarches administratives afin de pouvoir lancer les marchés de travaux… L’aménagement débutera, peut-être, en 2017… Nous sommes loin de la propagande du Maire d’Etaples !

Les autres propositions sont un copié-collé de l’année précédente, rien de nouveau sous le soleil économique sur territoire.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 14:29

Lors du Débat d’Orientation, la majorité a soigneusement caché, dans les propositions «ETAPLES, VILLE RAYONNANTE» sa responsabilité sur la vétusté de l’outillage portuaire.

Le département a engagé la modernisation des équipements de l’aire de carénage. La commune n’entretient pas l’outillage portuaire (Roulev et moyen de traction du ber des bateaux de plaisance).

Traditionnellement, l’arrivée du printemps coïncide avec le grand nettoyage des bateaux de plaisance. Pour l’assèchement des embarcations, il faut disposer de moyens ! L’engin de traction, propriété de la commune, est immobilisé par manque d’entretien. Etaples une ville rayonnante ?

Le roulev présente, à nouveau, des signes de fatigues. Il y a de fortes probabilités que la mise à terre des crevettiers, pour les opérations de carénages, se révèle mission impossible. Souhaitons que le ‘’ville d’Etaples’’ puisse retrouver son élément pour cette dernière année d’exploitation.

« On cherche à optimiser. Je ne dis pas qu’il faut gagner 500 000 € tous les ans, répond Laurence Ledoux. Mais l’effort de guerre doit durer trois ans*. » L’adjointe estime que la mairie peut économiser près d’1,5 million. » (VdN du 26 février 2016).

Cette politique d’économie de bouts de chandelle met à mal l’avenir des équipements publics.

Solliciter la dénomination de commune touristique pour la ville d’Etaples est un non sens au regard de la casse des éléments touristique de la commune.

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 18:36

Mon billet sur le sujet fait réagir : « Bonjour, à ma connaissance le profit se dicte par ces propos ‘’ le beurre, le prix du beurre… de la fermière’’. Je n’ai peut être pas compris le message que vous voulez nous faire passer … Bonne journée ».

Mon propos, volontairement, sibyllin vous fait réagir, je vais donc approfondir le sujet.

Les motions présentées par la majorité et par une partie de l’opposition manquent d’enthousiasme. Le contenu, me semble-t-il, ne convaincra pas le Président du Conseil Départemental. Les atermoiements de quelques uns ne feront pas évoluer le sujet.

J’ai souhaité apporter ma contribution lors du conseil municipal du 23 Février 2016. Aucun élu n’a écouté… Tous s’arc-boutent sur une non-participation financière de la commune au projet tant sur l’investissement que sur le fonctionnement. Cette façon de faire appartient au passé. L’avenir pour les investissements lourds passe par des financements croisés.

Je suis persuadé que les motions devaient proposer une contribution financière symbolique à l’investissement et une participation aux dépenses de fonctionnement du futur musée.

Ou, élaborer une nouvelle proposition autour d’un pôle muséal à la corderie.

Malheureusement, la majorité préfère cultiver le misérabilisme, ressasser le passé en pensant qu’elle échappera à ses responsabilités.

Certes, il est important et nécessaire de restructurer le budget de la commune. Il faut regarder l’avenir, travailler pour le rayonnement d’Etaples. Mettre le passé au placard et laisser ceux qui sont passés sur l’autre rive reposer en paix.

Flash Info :

Le ‘’Caïd de la graminée’’ poursuit son action dévastatrice, les places de stationnement face au crédit du Nord sont supprimés. Afin de faire entrer la Canche dans la ville, le monarque envisagerait la destruction de l’espace paysagé du rond point du ‘’pont rose’’ ainsi que la destruction de la fontaine située à proximité de la capitainerie. Afin, devinez pourquoi, réaliser une plantation de Poacées, une famille très cosmopolite !

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 15:26

Au conseil municipal du 23/02/2016 aura, peut-être, été marqué par une petite passe d’armes entre partisans et opposants à la naissance d’un hyper-centre commercial à l’entrée d’Etaples.

Comme beaucoup d’Etaplois, je souhaite que l’emploi industriel se développe sur le site Opalopolis. Cependant, force est de constater que ce modèle de développement autour de l’industrie tend à disparaitre, sur notre territoire, au profit du tout tourisme. Ce modèle exclusif de notre pays montre des signes d’essoufflement, pour demain, le défi est, d’abord, la maitrise de la déferlante numérique. Cette vague d’innovations, maillon faible de l’avenir de notre région, pourrait assurer la dynamique de progrès à la condition qu’elle s’inscrive dans la continuité de nos traditions et que la population du territoire s’approprie cette révolution.

L’équation, aujourd’hui, n’est pas d’être pour ou contre la création de lignes de caisse. Le règlement d’urbanisme opposable sur cette zone, classée en UE, précise qu’il s’agit d’une zone urbaine spécialisée destinée a accueillir des activités industrielles, artisanales, de commerce de gros ou de service.

Par ailleurs, depuis plusieurs années, La commune d’Etaples à confier l’aménagement de la zone à la CCMTO.

Enfin, tout projet de création ou d'extension d'un commerce de détail, d'une surface de vente de plus de 1 000 m², est soumis à une autorisation d'exploitation commerciale. Cette autorisation est délivrée en même temps que le permis de construire après avis favorable de la commission départementale d'aménagement commerciale (CDAC).

Si le dossier franchit cette étape, Il sera inutile de geindre. Il deviendra quasiment impossible de refuser le permis de construire pour la réalisation d’un hypermarché sur Opalopolis.

En conclusion, lors de l’enquête publique aucune voix ne s’est élevée contre la possibilité d’une implantation commerciale. Le conseil municipal a donné le feu vert à ce type d’installation, il est responsable de cette situation.

Le musée des peintres… Le conseil municipal à l’unanimité a approuvé les motions qui demandent le maintien du musée.

Ces proclamations ne contiennent aucune proposition. Le temps où l’on pouvait disposer du beurre, du lait, de la vache et voir plus est révolu.

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 11:09

26 questions à l’ordre du jour dont le débat d’orientation budgétaire 2016.

Le Débat d’orientation Budgétaire (DOB) est un exercice imposé aux communes de plus de 3500 habitants. Lors de la discussion, sans vote, organisée au sein du conseil municipal les élus ‘’échangent’’ sur les orientations budgétaires, sur les engagements pluriannuels et sur l’évolution de l’endettement…

Le bulletin météo du DOB 2016 entrevoit une accalmie sur la fiscalité locale, un vent mollissant sur la dette et un avis de tempête aves forte probabilité de formation de vagues déferlantes sur le budget de fonctionnement.

Conformément à la loi de finances 2016, les bases fiscales locales subiront une majoration de 1,01%. Par contre, la part communale des impôts locaux restera identique à celle de 2015.

La dette de 12 830 000€ en 2013 a commencé à décroitre. L’objectif du DOB est de ramener le volume de la dette à 10 120 000€ fin 2016. Sur cette période, la capacité de désendettement de la commune passerait de 18,26 années en 2014 à 7,27 années fin 2016.

Cependant, des efforts restent à faire, l’endettement par habitants (1030 € à Etaples) demeure supérieur à la moyenne de la strate (958 € par habitant) et les taux des bases fiscales sont très au dessus des taux moyens des villes de 10 000 à 20 000 habitants.

La pause de la fiscalité locale et le mollissant de la dette ne doivent pas faire oublier les vagues satellites.

L’analyse de la prospective financière révèle la formation d’une vague scélérate qui pourrait couler le navire.

La première lame, la réduction arbitraire des dépenses à caractère général (chapitre 011 du budget) de 20%. En fonctionnement, ce chapitre représentera, en 2016, 14% des dépenses à réaliser. Ce seuil est inférieur à celui des communes comparables, il se situe généralement autour de 25%... Ce chapitre concerne, en autre, les dépenses d’entretien de bâtiment et de voirie. Il ne faudra pas s’étonner que les sanitaires des écoles soient à l’abandon ou que la voirie se transforme en piège accidentogène.

A titre d’exemple récent, la presse s’est faite l’écho d’une chute au cimetière qui coûte à la commune 25 000€. A aujourd’hui, les marches en question ne sont toujours pas réparées…

Pour clore ce sujet, l’information d’une « baisse de 20% des dépenses de fonctionnement » parue dans le magazine d’information de la commune « ESCALE » est une fausse indication. Décidément, la direction de la publication a quelques soucis avec la sincérité.

La seconde lame de fond concerne le taux de rigidité (frais de personnel + autres charges de gestion + charges financières / produits de fonctionnement), il est soigneusement occulté. Le ratio 2014 était de 80%, en 2016 il devrait atteindre 85%. Le seuil d’alerte est de 0,584.

La participation de la commune à l’équilibre du budget du CCAS impacte ce ratio. En 2014, cette subvention d’équilibre s’élevait à 740 000€, en 2015, elle atteint 1 068 000€. En 2016 ( ?)…

Le plus alarmant demeure la vague déferlante que représentent les dépenses de charges de personnel et frais assimilés (chapitre 012 du budget) qui passent de 58% en 2014 à 63% prévu au budget 2016. Une bonne gestion des ressources humaines aurait dû permettre de limiter l’enveloppe budgétaire du chapitre 012 à 53% des dépenses à réaliser qui est le niveau moyen des charges de personnel et frais assimilés des communes de la même strate (communes de 10 à 20 000 habitants). Le personnel serait en surnombre de 70 personnes selon le 1er adjoint.

Sur ce sujet, la majorité, pour limiter les dégâts de la vague-submersion, imagine mutualiser les moyens, développer la polyvalence et limiter le remplacement des départs. Ces trois leviers sont étroitement liés et montrent rapidement leurs inefficacités, ils engendrent toujours un mécontentement généralisé.

La loi de finances2016 change les règles, elle offre un avancement continu en fonction de l’ancienneté et de la valeur professionnelle. La majorité serait inspiré à attendre l’entrée en vigueur de la loi pour les avancements d’échelon, à agir sur les avancements de grade et ne pas pratiquer des avancements automatiques de grade à 100% des effectifs.

Les projections d’investissement 2016 sont déconcertantes. Hormis les slogans ampoulés, la pauvreté des investissements retenus ne préparent pas l’avenir de la cité, sauf, peut-être, la programmation pluriannuelle d’investissement (PPI) qui pourrait s’avérer un outil d’aide à la réflexion intéressant… Dommage, qu’il ne soit pas utilisé pour la programmation 2016.

Enfin, la majorité s’accapare de projets préparés et financés par d’autres comme les projets du pôle Gare ou du port.

Le pôle d’échanges gare est un projet défini et financé par la CCMTO sur lequel la commune d’Etaples n’a que peu ou prou d’influence.

Les projets de modernisation du port sont tous engagés et financés par le Département y compris sur des compétences communales comme les étals de vente de poissons. Seuls les locaux de la ‘’capitainerie’’ ont été pris en charge par la commune, la conduite de la maitrise d’ouvrage a été portée par le conseil départemental.

Les nouveaux investissements lourds comme le musée des peintres d’Etaples, le bateau à passagers dont le permis de navigation ne sera pas renouvelé en 2017 ou le devenir du Roulev sont totalement ignorés dans le DOB. Que dire de l’état de délabrement du Club Nautique de la Canche qui accueille les classes de mer.

Pour conclure, que penser des contradictions entre le DOB et le contenu du magazine d’information de la commune. Le comité de direction invoque la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales, le DOB parle d’une évolution de la DGF 2016… La conformité avec la municipalité est toujours mise à mal.

Ce conseil municipal aurait dû permettre de dégager des axes forts pour Etaples demain. Mais la majorité, comme d’habitude, rejette ses responsabilités sur d’autres. Elle n’est ni coupable, ni responsables !

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 15:55

Le Mercredi 03 Février 2016, en mairie d’Etaples, une réunion de concertation a été organisée afin de présenter ce ‘’véritable serpent de mer’’.

L’histoire :

Le 25 Mai 2011, le comité de pilotage remet sa copie sur le sujet au Président de la CCMTO.

L’assemblée communautaire autorise le Président à lancer une étude économique pôle gare, le 20 Octobre 2011, pour un montant de 40 000€. Le marché de maitrise d’œuvre, d’un montant total de 63 914€, est signé 21 Décembre 2015.

Le périmètre retenu, par la CCMTO, est restreint. Il est composé de deux parties: Côté gare, le réaménagement du parvis compris entre le poste de police et la rue Désiré Deboffe (dépose-minute, station-taxi, gare routière et rond point) ainsi que l’aménagement de la friche SNCF, route de Boulogne, comprise entre la passerelle et le bâtiment de l’Even du littoral de la SNCF.

L’acquisition du foncier, en cours, représente une dépense totale 503 400€ (délibération du 21 Décembre 2015).

La réhabilitation de l’espace était nécessaire :

Elle se justifie par une augmentation du flux de voyageurs, du développement démographique, économique et touristique du territoire et de l’évolution des modes de déplacements.

L’hostilité :

Les réactions négatives des riverains et usagers laissent penser qu’aucune concertation n’a eu lieu en amont. Par ailleurs, l’urbanisation de la cité est de la compétence du conseil municipal, celui-ci n’a pas été convié à l’élaboration au projet.

Plus dérangeante, les difficultés du vice-président et de la maitrise d’œuvre à justifier les choix définis dans l’étude et la méconnaissance des flux de circulation de ce secteur.

Conclusion :

La copie est à revoir… Ce projet initié, en 2011, ne fait pas fait l’unanimité et il ne satisfait pas le Maire d’Etaples qui a, pourtant, présenté et approuvé le marché de maitrise d’ouvrage. Mais cela se passait de l’autre côté du pont… Nouvelle réunion de présentation du projet prévue en Juin 2016.

Plutôt que de se disperser dans un rafistolage du projet initial, il serait nécessaire de s’interroger sur l’efficacité de ce dessein dans un ensemble plus global. La réflexion doit s’étendre du Pont des trois arches jusqu’au boulevard Billiet et du rond point de l’avenue F. Mitterrand au rond point de la route d’Hilbert, il suffit d’inscrire les crédits au budget 2016.

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 18:33

C’est ainsi qu’il est possible de résumer le cadre, le cap et la méthode du projet ambitieux adopté par la majorité départementale : « Pas de Calais : près de chez vous, proche de tous ». J’adhère aux formules simples et dépouillées qui évitent d’avoir recours aux mensonges, aux demi-vérités, au non dits, à la rétention d’information, bref, le parler vrai.

Par courrier en date du 08 janvier 2016, j’ai interrogé le Président du conseil départemental sur le devenir du projet de musée des peintres sur le port d’Etaples. Sa réponse m’est parvenue ce Samedi 07 Février 2016.

La construction du musée est reportée in sine die, les propos du Président sont clairs : « Elu responsable, vous comprendrez aisément qu’il est trop tôt ou non de réaliser de nouveaux investissements lourds sur le port tant que les modalités définitives de gestion ne sont pas statuées entre les collectivités concernées. Ceci explique la prudence qui est la nôtre concernant le projet de musée qui, dans tous les cas, ne pourra voir, de manière efficiente le jour que dans le cadre d’une participation de tous les acteurs concernés (Etat, Région, Département, intercommunalités, Ville), y compris demain en termes de fonctionnement. Tels sont les échanges que nous avons récemment eus en compagnie du Maire d’Etaples et dont la presse a également fait l’écho. Entre temps, je suis assuré que nous trouverons les moyens de continuer de promouvoir la côte d’Opale et ses peintres, grâce aux équipes du conseil départemental et aux passionnés investis comme vous. »

Je ne retrouve pas trace de ces propos dans la presse. Peut-être, ai-je mal lu l’article paru dans le quotidien local ou peut-être, les propos du conseiller départemental ont été mal interprétés. Qui ment…

Les conditions financières demandées par la Président du Conseil Départemental seront difficiles à remplir. La commune ne semble pas posséder les moyens, la CCMTO n’a pas la compétence culturelle et demain la communauté d’agglomération ne pourra intervenir que si l’aspect financier est assuré. Pas besoin de boule de cristal ou du marc de café pour éclairer Philippe FAIT.

Dire la vérité n’est jamais facile et ne rend pas populaire. Par ailleurs, pour user de la vérité, il faut d’abord être vrai avec soi même.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 19:29

…Ou un enterrement de première classe du musée des peintres de l’école d’Etaples. C’est ce que m’a inspiré la lecture de l’article sur le sujet paru dans le quotidien local du 03 Février 2016.

Les propos sibyllins et le machiavélisme du conseiller départemental masque difficilement sa volonté à faire évoluer positivement le dossier. L’investissement de 6 350 000 €uros, grand projet de Dominique Dupilet, ne se fera pas sur Etaples. Notre ville perdra un peu plus de son authenticité et un pan entier de son histoire disparaitra. Je suis persuadé que la mise en valeur des œuvres des peintres de la côte d’Opale se fera dans un autre lieu… Par ailleurs, je suis convaincu que le conseiller départemental a reçu l’assurance de recevoir quelques aides financières pour aménager sommairement quelques mètres carrés d’exposition permanente de tableaux des peintres de la colonie d’Etaples à la corderie.

La tartuferie du conseiller départementale et maire d’Etaples n’a pas de limite ! Il s’imagine pouvoir disposer librement de collections dont il n’est pas propriétaire (Musées Quentovic et de la Marine). Cessez de croire que tout vous soit autorisé.

Je reste convaincu que la mise en valeur de la richesse muséale de notre commune est nécessaire. Vous avez un projet, parlons-en honnêtement et sans faux fuyant.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:37

La place du Général De Gaulle, la rue de Rosamel étaient le lieu de passage obligé des étaplois et des touristes. Petit à petit le dynamisme commercial s’est érodé, la fréquentation de ces artères centrales a diminué. Aujourd’hui, malgré la volonté des commerçants, les affaires sont de plus en plus difficiles.

La réalisation d’une halle commerciale à proximité de l’ancien cimetière et d’un hypothétique hypermarché qui se situerait entre Valéo et la pépinière d’entreprise ne sont pas à la hauteur des enjeux. La majorité municipale ne prend pas la peine de réfléchir sur le fond. Une attitude de naufrage économique, en quelque sorte.

Autre sujet qui illustre le manque de réflexion, le millésime 2013 de la population légale, entré en vigueur le 1er janvier 2016, a un gout amer : la commune a perdu 513 habitants de la population municipale depuis 2008. Depuis le 01 Janvier 2013, la population municipale étaploise évaluée par l’INSEE s’élève a 11 158 habitants et 134 personnes comptées à part (La population comptée à part comprend certaines personnes dont la résidence habituelle (au sens du décret) est dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence sur le territoire de la commune).

L’INSEE ne précise pas le profil des personnes qui ont quitté la commune. Légitimement, nous pouvons imaginer qu’il s’agit de jeunes diplômés à la recherche d’un emploi, d’une migration de familles qui souhaitent investir dans une primo acquisition… Il semblerait que tout soit fait pour tirer vers le bas le tissu social de la commune.

Les choix du Maire, approuvés par la majorité, sont les responsables de cette situation.

La Construction de 160 logements nouveaux dans l’emprise d’Opalopolis, c’est pour la municipalité des taxes d’habitation supplémentaires pour le budget. En réalité, il s’agit d’un transfert de population et d’un accueil de nouveaux résidants qui ne comblent pas les départs et, ils viendront, en partie, augmenter les dépenses du CCAS (le déficit du CCAS s’élève, en 2015, à 1 068 000€).

Pour palier à la déficience commerciale et à la diminution récurrente de la population, il faudrait accompagner la réalisation du pôle gare d’une rénovation conséquente du centre ville. Cette politique de métamorphose du centre historique aurait l’avantage d’économiser l’espace et d’être en harmonie avec l’investissement portuaire du Département. Mais, c’est une autre histoire !

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 09:07

Les élus communautaires étaient convoqués afin de s’exprimer sur les 11 questions inscrites à l’ordre du jour.

Dans cette assemblée des ‘’Calinours’’, rares sont les élus qui osent émettre une opinion différente de celle du Président. Personnellement, je ne suis pas prêt à tout accepter pour être élus y compris raconter n’importe quoi.

Deux délibérations ont retenu mon attention : le bilan de concertation préalable à l’élaboration du projet Opalopolis et la convention avec la SAFER.

La convention avec la SAFER a été retirée sans aucune explication…

Le bilan de concertation préalable à l’élaboration du projet Opalopolis présenté par la société Territoire 62 n’est pas convaincant. Les justifications de la maitrise d’ouvrage aux remarques consignées dans le registre des observations ne sont que des généralités.

Sur ce dossier, je ne prétends pas détenir la vérité. Je suis toujours surpris sur la ‘’position d’évitement’’ des questions de fond que pose ce projet.

A ce jour, je reste persuadé que la nouvelle mouture d’aménagement d’Opalopolis ne colle pas à la réalité économique du territoire. Le projet proposé semble vicié, il pourrait faire l’objet de recours qui auront pour effet de repousser la réalisation de ce vieux rêve.

Une fois de plus, la charrue est mise devant les bœufs. Tout continue à être fait dans le désordre.

La maitrise foncière n’est pas réalisée. L’hostilité des propriétaires est toujours très vive, les pressions exercées par la SAFER irritent.

La compatibilité du projet avec le futur de Valéo interroge. L’usine était située en pleine campagne, elle sera, demain, totalement encerclée. L’urbanisation outrancière autour du site incitera, dans le temps, Valéo à délocaliser (Le site Ryssen d’Hesdin est un parfait exemple).

Par ailleurs, prétendre que l’implantation d’un centre commerciale sur le site résoudra l’évasion de la population locale vers d’autres lieux et qu’il redynamisera les commerces de centre ville sont de l’enfumage.

Enfin, la construction de 260 logements n’est pas compatible avec a situation sociale de la commune et ne parait pas justifiée. La CCMTO n’a pas élaboré un Plan Local d’Habitat qui permettrait de partager la richesse et la pauvreté du territoire.

Réussir le développement économique et social du territoire passe d’abord par une explication honnête et sincère de la situation. Sans cette volonté toutes les tentatives d’évolution du territoire rencontreront l’échec.

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