Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 11:18

La réalité de l’histoire

 

            Après l’enthousiasme, la déception… Réformer semble malaisé, critiquer apparait plus naturel. Le landerneau politique, face aux méthodes nouvelles du pouvoir, peine à modifier ses habitudes.

            La réduction controversée de l’aide personnalisée au logement, la réforme du code du travail qui devrait permettre de relancer l’emploi, la diminution du nombre des emplois aidés agite quelques élus et le plan d’économies de 3 milliards pour les collectivités locales font dévisser le Président de la République dans les sondages.

            Localement, la Voix du Nord, dans son édition du 01 Septembre 2017, met en exergue le désarroi du ‘’bon Monsieur’’ face à la catastrophe supposée de la fin programmée des contrats aidés.  

            En 1977, le chômage de masse incite Raymond BARRE à expérimenter le pacte pour l’emploi des jeunes dans l’entreprise. Il avait pour objectif de favoriser l’insertion professionnelle des personnes à la recherche d’un emploi.

            En 1984, Laurent FABIUS, 1er Ministre, invente les Travaux d’Utilité Collectives (TUC) dans les collectivités locales.

            De Gauche ou de Droite, depuis les années 1970, les gouvernements ont recours aux financements publics afin d’atténuer les chiffres du chômage en oubliant, très souvent, de prévoir le financement.

            L’injustice de plus de quarante années de gâchis est de présenter les jeunes comme des travailleurs inaptes au monde du travail.

            Aujourd’hui, la décision du chef de l’état exprime clairement les impasses des contrats aidés, qui très souvent, ont une utilité ‘’occupationnelle’’ et statistique. Depuis toujours, ces contrats sont -plus- une exploitation des personnes en situation sociale précaire qui permet à la collectivité d’utiliser une main d’œuvre de renfort et de faire l’impasse d’une réelle insertion par la mise en place d’une véritable formation. Cette main d’œuvre, mal rémunérée, permet à la commune de fonctionner !           

A Etaples, le ‘’bon Monsieur’’ promet une diminution des services à la population. Tout ce blabla masque un dysfonctionnement dans la gestion des ressources humaines, et… oublier l’objectif initial du contrat : Le retour à l’emploi durable des personnes.

Enfin, utiliser des personnes pendant trois années, puis les remettre sur le bord du chemin sans apporter un début de solution me parait humainement indécent.

 

 

    

           

 

Partager cet article

Repost 0
jean-pierre antoine
commenter cet article

commentaires