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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 14:36

Comme pour la plupart des villes de même catégorie (10 000-20 000 habitants), Etaples connait une érosion de sa population et un commerce de centre ville en perte de vitesse.

‘’La migration étaploise’’ ne date pas d’aujourd’hui, elle est pointée dès le recensement de 2010. La majorité de l’époque n’a pas réagi et comme présentement, elle s’est contentée de mettre en doute les indicateurs de l’INSEE.

Notre bassin d’emploi a perdu avec la réduction drastique de la pêche qui a englouti la réparation navale. L’emploi saisonnier s’est raréfié, le bâtiment demeure poussif. Le commerce est sous perfusion, les marchés hebdomadaires sont en perte de vitesse. Opalopolis peine à immerger, la publicité faite autour de l’hôtel d’entreprise est pernicieuse, elle ne résoudra pas le mal endémique du chômage des jeunes. Les Etaplois n’ont pas d’autre choix que de voguer vers d’autres cieux.

Certes, le coût de l’immobilier est anormalement élevé, mais il ne justifie pas l’exode de la population. La « pauvrophobie » -régulièrement- associée à l’image de la « cité des pêcheurs » souffle un vent mauvais qui handicape le développement de la commune.

Produire de nouveaux logements est nécessaire. Les faibles réserves foncières de la commune doivent favoriser les primo-accédants. Parallèlement, le parc de logements sociaux doit être restructuré. Enfin, la redynamisation du centre ville passe par une politique d’acquisition foncière qui permettait de reconfigurer l’espace.

Un centre ville à l’abandon, une image de « sans dent », une circulation et un stationnement compliqués expliquent en partie les difficultés du commerce central.

Je ne dispose pas de la recette miracle pour la réussite de notre centre ville.

Néanmoins, je suis persuadé que sans une politique globale et concertée de la collectivité le déclin du centre ville empirera. La restructuration du centre ville passe par un plan d’urbanisme équilibré intégrant le logement, le transport, la vie économique et sociale et des activités culturelles et touristiques (événementielles). Sans oublier la mise en valeur de notre riche patrimoine matériel et immatériel, l’accessibilité, les aménagements publics, la vente du clos Saint Victor envisagée par Philippe FAIT est une ânerie inqualifiable.

Bref, il nous faut jouer sur l’ensemble des « leviers d’attractivités » pour construire une stratégie pour le cœur de centre ville, maintenir les services publics, administratifs et tertiaires. A ce propos, la fermeture unilatérale du musée Quentovic demeure une stupidité à charge pour Philippe FAIT tout comme le soutient à l’installation d’une maison de santé en périphérie.

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jean-pierre antoine
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Marianne 05/02/2017 13:59

bonjour monsieur, êtes vous pour l'immersion ou l'émergence d'OPALOPOLIS ?

jean-pierre antoine 06/02/2017 19:35

Bonsoir. Je suis pour l'émergence d'Opalopolis. Je constate simplement que le dossier s'enlise et que le projet d'origine est détourné de sa vocation initiale. Les responsables politiques ont investi beaucoup d'argent, pour masquer l'échec, ils implantent des logements sur le site au détriment de l'emploi industriel. Tout cela me parait détestable pour l'avenir économique de notre commune.